Réunion de l'association

La dernière réunion de l'association a eu lieu à Paris, Hôpital St Antoine, dans le service du Pr Fain, le samedi 7 octobre .

 Ci dessous le compte rendu de cette réunion

COMPTE-RENDU DE LA REUNION
DU 7 OCTOBRE 2017 A PARIS

 

 

 

 

Une réunion d’information s’est tenue le samedi 7 octobre 2017 à l’hôpital St Antoine,  encadrée par le Pr FAIN, coordonnateur du centre de référence de Paris, que nous remercions vivement de son accueil.

 

Nous remercions le Pr Gompel (Responsable de l’ Unité de Gynécologie endocrinienne, Hôpital Cochin) pour son exposé sur les hormones et l’AOH ainsi que toute l’équipe du Pr FAIN : Dr Nicolas Javaud (urgentiste), Me Melanie Javaud (infirmière), Dr Virginie Panayotopoulos (allergologue) et Dr Delphine Gobert (praticien hospitalier) de leur participation et leurs réponses aux questions des patients.

 

 

 

ASSOCIATION AMSAO (M. RAGUET)

 

Notre association existe depuis 20 ans et compte actuellement 300 membres environ, ce qui représente 800 à 1 000 personnes car il y a en moyenne 2 à 3 personnes affectées par famille directe.

 

A l’origine, peu de médecins connaissaient l’angioedème héréditaire. Lors des dernières années,  la connaissance de cette maladie ainsi que sa prise en charge se sont largement améliorées.

 

 

 

DISPONIBILITE DU C1 INHIBITEUR (M. RAGUET)

 

Il y a actuellement d’importantes difficultés d’approvisionnement de Berinert et Cinryse. 

 

Les dépenses de santé relatives au C1 Inh sont plafonnées par le CEPS (Comité Economique des Produits de Santé) depuis de nombreuses années. Ce plafonnement, basé sur une consommation de ces produits non réaliste par rapport aux besoins actuels, fait que les industries pharmaceutiques productrices de ces médicaments les fournissent gratuitement plusieurs mois par an. Afin de faire pression pour augmenter l'enveloppe financière fixée depuis plusieurs années et non réévaluée, cette pénurie est volontairement organisée en France (l'AMSAO a contacté les associations italienne, hongroise, espagnole, allemande,....qui n'ont pas de restrictions comparables sur le Berinert) pour faire pression, au travers des patients et des médecins, sur les autorités de santé qui fixent ces plafonnements. A noter que sur beaucoup de maladies, il n’y a aucun plafonnement des dépenses de santé. 

 

 

 

 

L'AMSAO a rencontré l'ANSM (Agence Nationale des produits de Santé et des Médicaments) à deux reprises, en juillet et septembre 2017,  afin d'alerter sur la situation et suivre l'évolution de la problématique.

 

 A ce jour (octobre 2017), la situation n'a pas évolué, et les difficultés d'approvisionnement persistes dans de nombreux CHU.  

 

 Face à cette pénurie, il est recommandé de réserver le C1inh aux enfants et femmes enceintes, les autres patients devant recevoir des produits d'urgence doivent utiliser le Firazyr ou le Ruconest (C1 inh issu du lait de lapine). Ces recommandations sont accessibles sur le site de l'ANSM).

 

 L'association se préoccupe de l'évolution de la situation pour informer les patients sur les contraintes que cela implique.  Il est en effet impératif que ces produits soient disponibles dans tous les CHU et chez tous les patients qui peuvent en avoir besoin, c'est notre vie qui en dépend.

 

 

 

HORMONES ET AOH 

(Pr Anne GOMPEL, Unité de Gynécologie endocrinienne, Hôpital Cochin)

 

Le Pr A. Gompel est médecin gynécologue, spécialiste de la prise en charge des femmes atteintes d’angioedème.

 

L’angioedème est une maladie sensible aux hormones. Les androgènes ont un effet plutôt bénéfique contrairement aux antiandrogènes et aux oestrogènes qui peuvent révéler ou aggraver la maladie.

 

Les crises pouvant être augmentées par les oestrogènes, un certain nombre de patientes ont plus de crises pendant les périodes d’ovulation et de menstruations ou pendant la grossesse.

 

La contraception par les oestrogènes de synthèse peut également favoriser les angioedèmes. Il faut utiliser des molécules sans oestrogènes, des progestatifs purs ou microprogestatifs (exemple : Lutéran ou Lutenyl). Un certain nombre de patientes ont été améliorées par la prise de ces médicaments.

 

La contraception d’urgence est sans contre indication.

 

Le Danazol est un androgène atténué avec une action contraceptive à 600 mg par jour ; donc à une dose minimale, il n’est plus un contraceptif. La prise de Danazol implique une surveillance régulière en raison des effets indésirables (échographie du foie, bilan métabolique, bilan lipidique).

 

Grossesse : l’Exacyl est possible ainsi que le C1 inh, mais pas le Danazol.

 

Accouchement : pas de prophylaxie systématique, mais du C1 inh doit être à disposition en salle d’accouchement (une crise peut survenir entre 48 h à 1 semaine après l’accouchement).

En cas de césarienne, une perfusion de C1 inh doit être faite au préalable.

 

Ménopause : il faut éviter le traitement hormonal substitutif avec des oestrogènes.

 

voir présentation sur www.amsao.fr

 

 

 

ESSAI THERAPEUTIQUE (Pr FAIN, Dr GOBERT)

 

Il s’agit d’un nouveau traitement de fond oral, développé par la Société Biocryst. Une première évaluation permet de constater une réduction des crises de 73% avec une prise par jour.

 

Cette étude va se poursuivre afin de confirmer ces résultats. Ce nouveau médicament pourrait à terme remplacer le Danatrol si les résultats positifs sont confirmés.

 

 

A noter également la mise sur le marché aux Etats Unis d’un C1 inh en injections sous cutanées  (au lieu de intraveineuses) pour les traitement en prophylaxie. (CSL Behring). Ce produit devrait aussi obtenir une AMM européenne en 2018.

 

 

EDUCATION THERAPEUTIQUE (Dr Delphine GOBERT, praticien hospitalier)

 

L’éducation thérapeutique a pour objectif de mieux comprendre sa maladie ainsi que les différentes options thérapeutiques, afin de gérer au mieux sa  vie quotidienne.

 

Après un entretien initial (en direct ou par téléphone) pour définir les attentes du patient, des séances collectives sont proposées, regroupant plusieurs patients et 2 ou 3 intervenants.

 

Différents  thèmes sont abordés :

 

  • facteurs déclenchants des crises,
  • anticiper pour faire face à des situations particulières (vacances, voyages),
  • comprendre sa maladie et savoir en parler (à sa famille, au personnel soignant).

 

Il est également possible d’apprendre l’auto-injection.

 

Ces séances d’échanges entre patients et avec les médecins ont également pour but de rendre les patients autonomes pour le traitement des crises et éviter ainsi de se rendre aux urgences pour recevoir une injection.  De nombreux patients ont maintenant appris à s’auto injecter le C1inh en intraveineux, ce qui les rend totalement autonome avec cette maladie (déplacements, vacances,….)

 

Le Pr FAIN rappelle la nécessité d’avoir une carte de maladie rare, à présenter si le patient doit se rendre à l’hôpital ou pour toute autre visite médicale (à demander à son médecin spécialiste).

 

 

 

QUESTIONS DIVERSES

 

Diagnostic :

Certains patients, ignorant qu’ils étaient atteints d’angioedème, ont pu avoir le diagnostic de leur maladie suite au diagnostic posé chez un enfant atteint.

 

Factures de médicaments :

Les patients atteints d’angioedème , et affiliés aux différents régimes de sécurité sociale peuvent être pris en charge à 100 % pour cette pathologie. Il arrive que le patient reçoive des factures pour les médicaments délivrés par la pharmacie hospitalière. Il est conseillé au patient de ne pas les payer et de s’adresser au médecin référent qui gérera la problématique directement avec la pharmacie.

 

 

 

CONCLUSION

 

De nouveau médicaments devraient voir le jour en 2018.

 

Du C1 inh en sous-cutanée est disponible depuis quelques mois aux Etats-Unis (en prophylaxie).

 

D’autres médicaments (inhibiteurs de la kallikréine) en prise orale ou en injection sous cutanée sont en cours de développement et pourraient être mis sur le marché en 2018. L’association reviendra plus en détail sur ces nouveaux médicaments lorsqu’ils pourront être accessibles en France, car ils vont révolutionner les prises en charge des patients.

 

 

 

Après la réunion, les échanges se sont poursuivis autour d’une collation.

 

 

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Coordonnées des médecins :

 

Hôpital Saint Antoine (Hôpitaux Universitaires de l'Est Parisien)

AP-HP, 184 rue du faubourg Saint Antoine  75012 PARIS

 

Pr Olivier FAIN

Service de médecine interne

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   tél.  01 71 97 05 84 

secrétariat :  01 49 28 21 04

 Médecin d’astreinte : 01 71 97 07 62

 

Dr Delphine GOBERT   (médecine interne Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   01 49 28 21 04

 

Dr Marie DUBREL  (pédiatre)  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 01 49 28 23 85

 

Me Mélanie JAVAUD (infirmière d’éducation thérapeutique) melanie.javaud.aphp.fr   01 49 28 26 52

 

Dr Virginie Panayotopoulos  (allergologue) Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Hôpital Louis-Mourier     92701 COLOMBES

 

Dr Nicolas JAVAUD (urgentiste) Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   01 47 60 64 42

 

 

Hôpital Cochin 
27 rue du faubourg St Jacques  75014 PARIS

Pr Anne GOMPEL   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   06 11 22 94 19


Responsable de l’ Unité de Gynécologie endocrinienne

Centre de Référence des Angioedèmes héréditaires (CRéAK)

secrétariat : 0158413550
bureau : 0158413552

 

INFORMATION IMPORTANTE SUR LA DISPONIBILITE DU C1 INH BERINERT ET CINRYSE:   Il y a actuellement de grosses difficultés d'approvisionnement de ces produits, principalement causées par une limitation des dépenses de santé.

En effet, les dépenses de santé relatives au C1 Inh sont plafonnées par le CEPS (Comité Economique des Produits de Santé) depuis de nombreuses années. Ce plafonnement, basé sur une consommation de ces produits non réaliste par rapport aux besoins actuels , fait que les industries pharmaceutiques productrices de ces médicaments les fournissent gratuitement plusieurs mois par an. Afin de faire pression pour augmenter l'enveloppe financière fixée depuis plusieurs années et non réévaluée, cette pénurie est volontairement organisée en France (l'AMSAO a contacté les associations italienne, hongroise, espagnole, allemande,....qui n'ont pas de restriction comparables sur le Berinert) pour faire pression, au travers des patients et des médecins, sur les autorités de santé qui fixent ces plafonnements.

L'AMSAO a rencontré l'ANSM (Agence Nationale des produits de Santé et des Médicaments) en juillet 2017,  afin d'alerter sur la situation et suivre l'évolution de la problématique. A ce jour (1 septembre 2017), la situation n'a pas évoluée, et les difficultés d'approvisionnement sont réelles, voire aigues, dans de nombreux CHU.  

 Face à cette pénurie, il est recommandé de réserver le C1inh aux enfants et femmes enceintes, les autres patients devant recevoir des produits d'urgence doivent utiliser le Firazyr ou le Ruconest (C1 inh issu du lait de lapine).                          Ces recommandation sont accessibles sur le site de l'ANSM).

 L'association se préoccupe de l'évolution de la situation pour informer les patients sur les contraintes que cela implique.  Il est en effet impératif que ces produits soient disponibles dans tous les CHU et chez tous les patients qui peuvent en avoir besoin, c'est notre vie qui en dépend.

 


COMPTE-RENDU DE LA REUNION
DU 18 MARS 2017 A LYON

 

 

                       

La matinée a permis de réunir patients, médecins et personnel du Centre de Référence, suivie d’une rencontre entre adhérents de l’association après une petite collation.

 

Nous remercions vivement le Dr Bernard FLOCCARD du CHU de Lyon de nous avoir accueillis et le Dr Isabelle Boccon-Gibod (CHU de Grenoble) d’avoir encadré cette réunion et répondu aux questions des patients.

 

Nous remercions également de leur participation le Dr Anne Pagnier (pédiatre),  Nelly Carrat (infirmière) et Ana-Maria Carrillo (secrétaire du CREAK de Grenoble).

 Le Dr Bernard FLOCCARD  ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) est médecin anesthésiste réanimateur à l’hôpital Edouard Herriot de LYON. Un groupe pluridisciplinaire de médecins spécialistes de  l’AOH fonctionne au CHU de Lyon, avec un service de réanimation où les patients peuvent être accueillis 24 h / 24 h.

 

Le Dr Isabelle BOCCON-GIBOD ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) est responsable du CREAK (Centre de Référence des Angioedèmes à Kinines). Elle rappelle son rôle et son fonctionnement. Il s’agit d’un centre multi sites avec plusieurs sites partenaires et associés répartis sur tout le territoire. Le CREAK a pour mission de diffuser les connaissances actuelles concernant les angioedèmes et d’établir des documents de consensus ou protocoles de traitements.

 

Le Dr Anne PAGNIER ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) est la pédiatre du CREAK. Elle a une expérience de 10 ans concernant les angioedèmes chez les enfants.

 

Nelly Carrat ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) est infirmière d’éducation thérapeutique au CHU de Grenoble. L’éducation thérapeutique a pour objectif d’aider les patients à vivre mieux avec leur maladie et de répondre à leurs difficultés particulières. Il s’agit d’ateliers collectifs ou de séances individuelles.

 

Ana-Maria Carrillo (  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) est secrétaire du CREAK et participe également aux ateliers d’éducation thérapeutique.

 

 Caractéristiques de l’angioedème

 

Un tour de table met en évidence les différents types d’angioedèmes bradykiniques :

  • La forme héréditaire (cas les plus nombreux)
  • Les angioedèmes type I et II, dus à un déficit en C1 inhibiteur (C1 inh) quantitatif (type I) ou fonctionnel (type II) ;
  • Les angioedèmes  type III (ou angioedèmes à C1 inh normal), pour lequel le diagnostic est très difficile, car il n’y a pas de déficit en C1 inh ; Dans certains cas, on constate une mutation du facteur XII. Le type III s’exprime plus souvent chez les femmes (facteurs hormonaux).
  • la forme acquise, d’apparition plus tardive dans la vie du patient et associée à une autre pathologie. Elle est très rare et non transmissible.

Dans ce cas, le patient fabrique des anticorps  détruisant le C1 inh.

 

 

DIAGNOSTIC

 

Certains patients relatent leur parcours souvent difficile pour aboutir au diagnostic, notamment les types III qui connaissent une errance diagnostique moyenne de 10 ans.

 

Le type III n’ayant pas toujours de marqueur génétique , l’efficacité des traitements ainsi que l’évolution de la clinique  peuvent aider à établir le diagnostic et permettre de distinguer un  angioedème de type III d’un  angioedème histaminique (ou urticaire chronique).

 

L’imagerie médicale (échographie chez les enfants et scanner chez les adultes) en période de crise abdominale  peut être utile pour confirmer le diagnostic d’angioedème.

 

En cas de déficit en C1 inh mesuré, un dépistage est recommandé chez les parents ou frères et sœurs (il s’agit d’une prise de sang) permettant d’établir le cas échéant une stratégie de traitement pour les personnes atteintes.

 

Chez l’enfant, le dosage du C1 inhibiteur peut être effectué à partir de l’âge de 6 mois. Un diagnostic précoce permet une meilleure prise en charge.

 

 

TRAITEMENTS D’URGENCE

 

 

Il est conseillé aux patients d’avoir à domicile un traitement pour les crises urgentes et/ou graves : FIRAZYR ou BERINERT car tous les hôpitaux ne disposent pas de ces produits.

 

Les patients à risque doivent se faire connaître auprès du SAMU le plus proche de leur domicile (par l’intermédiaire de leur médecin spécialiste qui peut leur faire une lettre) afin d’être identifiés comme porteurs d’angioedème et d’être mieux pris en charge en cas d’appel au 15.

 

Le médicament Firazyr a été mis sur le marché en 2008 pour le traitement des crises d' AOH. Après bientôt 10 ans d'utilisation de ce produit, l'association AMSAO réalise une enquête sur son efficacité , afin de recueillir  les avis des patients.

 

 

 

Après une première injection de Firazyr, si le patient connaît une aggravation de sa crise, il peut en recevoir une deuxième injection (au minimum 6 h après) mais les recommandations actuelles du CREAK sont d’administrer plutôt du C1 inh (Berinert ou Cinryse) pour cette deuxième injection  (le C1 inh offre une protection au minimum pendant 24 h à 48 h alors que la demi-vie du Firazyr est très courte).

 

Un numéro national d’appel d’urgence a été mis en place par le CREAK :  06 74 97 36 88

 

 

TRAITEMENTS DE FOND

 

 

  • Danatrol : ce médicament augmente la synthèse du C1 inh par le foie. Ce n’est pas un traitement de crise. Il faut rechercher la plus petite dose efficace en raison des effets secondaires indésirables. Il peut être pris également en prévention d’une intervention (5 à 7 jours avant, à des doses plus fortes).

 

  • Exacyl : ce médicament n’est efficace que chez 30 % environ des patients. Il peut être prescrit en l’absence de contre indication (phlébite).

 

  • Progestatifs : traitement de fond alternatif pour les femmes.

 

  • C1 inhibiteur en prophylactique (Berinert ou Cinryse) : ce traitement injectable, réservé aux patients faisant de nombreuses crises, est efficace mais contraignant (2 injections par semaine par voie intraveineuse) Les patients peuvent apprendre à s’auto-injecter en 4 à 5 séances. 

 

Une visite chez son médecin spécialiste une à deux fois par an est nécessaire afin de surveiller les effets secondaires des médicaments ou de réévaluer son traitement.

 

 

TRAITEMENTS FUTURS

 

 

  • Un inhibiteur oral de la kallikréine, qui bloque la production de bradykinine, a déjà fait l’objet d’essais thérapeutiques. Un nouvel essai est en cours dans certains centres (Lille, Paris, Grenoble).

 

Ce nouveau traitement de fond est un traitement oral. Il faut faire plusieurs crises par mois pour pouvoir faire partie de l’essai clinique. Des informations complémentaires peuvent être obtenues auprès de son  médecin spécialiste. 

 

  • C1 inh en sous-cutanée

Des essais sont en cours pour mettre au point du C1 inhibiteur injectable en sous-cutanée. La difficulté est que,  pour une même efficacité, la quantité de liquide à injecter est plus conséquente que par voie intraveineuse.

 

 

REUNION DE L’ASSOCIATION

 

Notre association compte actuellement 300 membres environ et se réunit au moins une fois par an, habituellement au lendemain des journées médicales du CREAK, bénéficiant ainsi de la présence de médecins spécialistes de l’angioedème.

 

 Elle est présente lors des réunions ou congrès internationaux (Madrid en 2016, Budapest en 2017) et est en contact, en fonction des besoins, avec les différents laboratoires ainsi que, plus ponctuellement, avec  les autorités de santé.

 

Les personnes intéressées pour participer au prochain congrès de Budapest (18 au 20.05.17) peuvent contacter l’association. Ce congrès a lieu tous les 2 ans. Des présentations médicales concernant la maladie et les traitements y sont faites (en anglais). Ce congrès permet en outre d’avoir des contacts avec les associations d’autres pays.

 

Deux enquêtes sont menées actuellement par l’AMSAO auprès des patients concernant :

 

- l’efficacité du Firazyr,

- les conséquences de la ménopause.

 

Plusieurs patientes se proposent de renseigner les personnes recherchant des informations sur la maladie et les traitements. Voici les coordonnées de ces personnes « ressources » :

 

- Brigitte Mazères     Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

- Houria Khettab    06 35 92 17 22  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

- Patricia Guillerault     Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 Le paiement de la cotisation est nécessaire au bon fonctionnement de l’association et à la poursuite de ses activités. 

 

Son montant est de 10 euros, à envoyer par chèque à :

AMSAO  - Secrétariat, 19 rue du Strengfeld  67450 MUNDOLSHEIM. 

 

Un reçu fiscal est délivré pour tout don au-delà de 20 euros (réduction d’impôt 50% du montant). 

 

 

 

Réunion à Paris avec l'équipe du Pr Fain octobre 2016 

Nous remercions le Pr Fain et toute son équipe : Dr Nicolas Javaud (urgentiste), Me Melanie Javaud (infirmière), Dr Virginie Panayotopoulos (allergologue), Dr Delphine Gobert (praticien hospitalier) et Dr Marie Dubrel (pédiatre) pour leur intervention et leurs réponses aux questions des patients, ainsi que le Pr Gompel (Responsable de l’ Unité de Gynécologie endocrinienne, Hôpital Cochin) pour son exposé sur les hormones et l’AOH. 

 

CLASSIFICATION DES ANGIOEDEMES (Pr FAIN)

Environ un millier de personnes en France sont atteintes d’oedèmes bradykiniques.

On distingue :

La forme héréditaire (cas les plus nombreux)

Avec une diminution du taux de C1 inhibiteur :

le type I : baisse du C1 inh pondéral (85 % des cas)

le type II : baisse du C1 inh fonctionnel (15 % des cas)

Avec un taux de C1 inhibiteur normal :

le type III, pour lequel le diagnostic est très difficile ; une petite proportion d’entre eux présente une mutation du facteur XII. Il est à différencier de l’angioedème histaminique.

les oedèmes acquis,

Ils peuvent être secondaires à la prise d’IEC (inhibiteur de l’enzyme de conversion), utilisés pour le traitement de l’hypertension artérielle. Dans cas, il faut arrêter le traitement en sachant que des oedèmes peuvent encore survenir quelques mois après cet arrêt.

Ils sont d’apparition plus tardive dans la vie du patient et peuvent être associés à une autre maladie.

 

TRAITEMENTS (Pr FAIN, Pr GOMPEL)

Il est nécessaire de consulter son médecin spécialiste au moins une fois par an pour réévaluer son traitement car la maladie peut évoluer tout au long de la vie. Le patient doit tenir à jour un carnet de suivi consignant les crises et les traitements pris. Il doit avoir également en sa possession une carte de maladie rare (à demander au médecin spécialiste).

On distingue

les traitements préventifs :

Exacyl : peut être efficace chez certains patients. Effets secondaires possible: peut augmenter les risques de thrombose

Danatrol : il faut rechercher la plus petite dose efficace pour limiter les effets secondaires. Nécessite une surveillance du foie (échographies) et un bilan métabolique.

C1 inhibiteur en prophylactique (Berinert ou Cinryse)

Une contraception progestative chez les femmes peut suffire à contrôler les crises.

les traitements de la crise :

Firazyr : injection sous-cutanée qui bloque les récepteurs de la bradykinine,

Berinert (ou Cinryse) en IV (couvre les crises pendant 3 jours) : 20 Unités/kg

 

HORMONES ET AOH 

(Pr Anne GOMPEL, Unité de Gynécologie endocrinienne, Hôpital Cochin)

voir présentation sur www.amsao.fr

L’angioedème est une maladie sensible aux hormones. Les androgènes ont un effet plutôt bénéfique contrairement aux antiandrogènes et aux oestrogènes  qui sont contre indiqués.

Les crises pouvant être augmentées par les oestrogènes, un certain nombre de patientes ont plus de crises pendant les périodes d’ovulation et de menstruations ou pendant la grossesse.

La contraception par les oestrogènes de synthèse peut également favoriser les angioedèmes. Il faut utiliser des molécules sans oestrogènes, des progestatifs purs ou microprogestatifs (exemple : Lutéran ou Lutenyl). Un certain nombre de patientes ont été améliorées par la prise de ces médicaments.

La contraception d’urgence est sans contre indication.

Le Danazol est un androgène atténué avec une action contraceptive à 600 mg par jour ; donc à une dose minimale, il n’est plus un contraceptif.

Grossesse : l’Exacyl est possible ainsi que le C1 inh, mais pas le Danazol.

Accouchement : pas de prophylaxie systématique, mais du C1 inh doit être à disposition en salle d’accouchement (une crise peut survenir entre 48 h à 1 semaine après l’accouchement).

En cas de césarienne, une perfusion de C1 inh doit être faite au préalable.

Ménopause : il faut éviter le traitement hormonal substitutif avec des oestrogènes.

 

ESSAI THERAPEUTIQUE (Dr Gobert, médecine interne)

Un nouveau traitement de fond, développé par la Société Biocryst, va être mis à l’essai prochainement. Peuvent être incluses les personnes de plus de 18 ans, atteintes d’un déficit en C1 inh et faisant des crises fréquentes (plusieurs par mois). Il s’agit d’un traitement oral. Cet essai se fera pendant une durée d’un mois et nécessitera plusieurs visites à l’hôpital. Il faut au préalable tenir un calendrier des crises sur 3 mois minimum.

Les effets indésirables peuvent être : troubles digestifs, anomalies de l’électrocardiogramme ou éruption cutanée.

De plus amples renseignements peuvent être obtenus en contactant le Dr Delphine GOBERT (tél. 01 49 28 21 04 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ).

URGENCES (Dr Nicolas JAVAUD, urgentiste à l’hôpital Louis-Mourier)

Le Dr Javaud mène une étude visant à évaluer l’intérêt d’un numéro d’appel unique pour les patients souffrant d’angioedème se trouvant dans une situation d’urgence.

En effet, les patients déplorent souvent l’ignorance de cette pathologie par les médecins et la mise en place d’une telle organisation avec des médecins urgentistes formés améliorerait la prise en charge des crises urgentes ou graves.

Il est toujours recommandé au patient d’avoir en sa possession un traitement d’urgence (Firazyr ou Berinert) pour ne pas être pris au dépourvu en cas de crise sévère et/ou grave. Le patient peut selon les cas se l’injecter lui-même, faire faire la piqûre par une infirmière ou se rendre à l’hôpital avec son produit.

 

EDUCATION THERAPEUTIQUE (Dr Delphine GOBERT, praticien hospitalier)

L’éducation thérapeutique a pour objectif de mieux comprendre sa maladie ainsi que les différentes options thérapeutiques, afin de gérer au mieux sa  vie quotidienne.

Après un entretien initial (en direct ou par téléphone) pour définir les attentes du patient, des séances collectives sont proposées, regroupant 6 patients et 2 ou 3 intervenants. Il s’agit d’ateliers d’une demi-journée portant sur différents thèmes :

facteurs déclenchants,

conséquences des crises graves,

adapter son traitement,

situations particulières

comprendre sa maladie et savoir en parler.

Il est également possible d’apprendre l’auto-injection.

 

L’ANGIOEDEME CHEZ LES ENFANTS (Dr Marie DUBREL, Pédiatre)

Le dépistage de la maladie peut être fait tôt, dès l’âge de 6 mois, par une analyse sanguine.Il doit être effectué même si l’enfant est peu ou pas symptomatique. 

Chez l’enfant, certains facteurs déclenchants (traumatismes, infections virales) sont plus fréquents. On note aussi la particularité des crises abdominales qui peuvent causer une déshydratation et ou être à risque de complications digestives.

Les enfants doivent être vus par un pédiatre spécialiste. Les médicaments possibles sont : Exacyl et Berinert (Danatrol dans de rares cas). Le Firazyr n’est pas autorisé pour le moment chez l’enfant.

Il faut apprendre à repairer les symptômes d’une crise, notamment abdominale. En effet un enfant peut rester silencieux, prostré,  et ne pas manifester  bruyamment sa douleur.

Il est nécessaire d’avoir  du Berinert chez soi et d’appeler le SAMU en cas d’urgence.

Un PAI (projet d’accueil individualisé) peut être élaboré après une réunion entre parents, enseignants et médecin d’un centre de compétence.

Il faut en effet avoir réfléchi au circuit de soins à suivre afin d’ être préparé en cas de crises

L’enfant pourra alors partir en centre de vacances ou en voyage en toute sécurité, avec son dossier médical, les numéros de téléphone en cas de besoin, et la disponibilité des traitements d’urgence en cas de crises sévères.

Après la réunion, les patients ont poursuivi les échanges autour d’une collation.

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Coordonnées des médecins :

Hôpital Saint Antoine (Hôpitaux Universitaires de l'Est Parisien)

AP-HP, 184 rue du faubourg Saint Antoine  75012 PARIS

Pr Olivier FAIN

Service de médecine interne

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  tél.  01 71 97 05 84 

secrétariat :  01 49 28 21 04

Médecin d’astreinte : 01 71 97 07 62

Dr Delphine GOBERT   (médecine interne)   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  01 49 28 21 04

Dr Marie DUBREL  (pédiatre)   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 01 49 28 23 85

Me Mélanie JAVAUD (infirmière d’éducation thérapeutique) melanie.javaud.aphp.fr   01 49 28 26 52

Dr Virginie Panayotopoulos  (allergologue) Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Hôpital Louis-Mourier     92701 COLOMBES

Dr Nicolas JAVAUD (urgentiste) Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  01 47 60 64 42

Hôpital Cochin  

27 rue du faubourg St Jacques  75014 PARIS

Pr Anne GOMPEL   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   06 11 22 94 19

Responsable de l’ Unité de Gynécologie endocrinienne

Centre de Référence des Angioedèmes héréditaires (CRéAK)

secrétariat : 0158413550

bureau : 0158413552 

 

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